daniel rueck on commons and enclosure in kahnawá:ke

14Sep14

Daniel Rueck, ‘Commons, Enclosure, and Resistance in Kahnawá:ke Mohawk Territory, 1850–1900’, Canadian Historical Review 95, 3 (2014).

Historical communities that have held lands in common have, without exception, had strict regulations for using those lands. This was true also in Kahnawá:ke, a Mohawk community near Montreal, where community leaders articulated and enforced customary land laws until the last decades of the nineteenth century. Although a few Mohawks contested these laws in the nineteenth century, the Canadian government undermined, dismantled, and replaced customary land law in the 1870s and 1880s. This article reveals the way the Canadian Department of Indian Affairs exacerbated resource and land shortages in its attempts to undermine Kahnawá:ke leaders, gain control of the land, and ultimately to disperse the community. It describes a chaotic transition from regulated common property to a form of private property under the Indian Act and argues that this transformation was part of a global enclosure movement that continues to this day. Nevertheless, the Canadian government was unable to bring its project to completion, in large part the result of effective resistance offered by Kahnawá:ke Mohawks. The article draws attention to the extraordinary nature of this successful Indigenous resistance to the Canadian state in the late nineteenth century.

À travers l’histoire, toutes les communautés qui ont détenu leurs terres en propriété commune ont instauré des règles strictes relatives à l’utilisation de ces terres. Il en alla de même à Kahnawá:ke, une communauté mohawke près de Montréal, où les dirigeants communautaires réussirent à énoncer et à appliquer leurs règles pour la gestion des terres coutumières jusqu’aux dernières décennies du dix-neuvième siècle. Si certains Mohawks contestèrent ces règles tout au long du dix-neuvième siècle, ce n’est qu’au cours des années 1870 et 1880 que les règles relatives à la gestion des terres coutumières furent remises en cause, abolies et remplacées. Cet article révèle comment le ministère canadien responsable des Affaires indiennes exacerba les pénuries de ressources et de terres dans le but de miner l’autorité des dirigeants Kahnawà:ke, de prendre le contrôle des terres et, finalement, de disperser la communauté. Il décrit la transition chaotique d’une propriété commune réglementée à une forme de propriété privée en vertu de la Loi sur les Indiens et fait valoir que ce changement s’inscrivait dans un mouvement mondial des enclosures qui perdure encore aujourd’hui. Toutefois, le gouvernement canadien ne parvint pas à mener à terme son projet, en grande partie à cause de la résistance efficace opposée par les Mohawks de Kahnawá:ke. Cet article met en évidence le caractère extraordinaire de cette puissante résistance autochtone à l’État canadien à la fin du dix-neuvième siècle.



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